Pages suite de notre histoire

MON PAYS

HISTOIRE DE LA VIE.

LES SCULPTEURS.


Comme il fait très chaud, Richard et ses camarades se son assis à l’ombre, sous le grand eucalyptus. Tout en bavardant, Eric dessine sur le sol, Ricard ramasse des cailloux et es jette au loin. Trio, lui, petit une boulette d’argile.
Regardez ce que j’ai fait !..... Ses amis s’approchent.
C’est un chat !
Non, c’est un chien !
Moi, je crois que c’est un lion.
Mais non, voyons, c’est un bœuf. Regardez ses cornes.
Oh ! J’ai une idée, dit Eric, nous allons faire tout le troupeau.
Aussitôt la petite troupe se met à le recherche de matériaux. De gros blocs d’argile sont arrachés aux talus. Ricard apporte une grande cuvette d’eau.
On s’assied en cercle et le travail commence. On mélange l’argile et l’eau, et les doigts gluants manient la pâte rougeâtre.
Il faut pétrir longtemps, dit Richard, nos bœufs seront plus solides.
Maintenant, chacun prend une bonne poignée de pâte et, patiemment, la met en forme. L’argile devient un énorme ventre, ou un cou robuste, ou une t^te massive ornée de deux minuscules oreilles.
Eh ! Ricard !  Ton bœuf ressemble plutôt à un sanglier ! Tout le monde éclate de rire. Mais Trio riposte aussitôt :
Ils n’est peut-être pas beau, mais dans la bataille, nous verrons qui l’emportera. Et vos pauvres petits veaux seront vite hors de combat.
Nos veaux ! Tu oublies que le plus fort, ce n’est pas le plus lourd, mais le plus agile et le plus musclé !
Entre deux doigts, chacun roule des petits morceaux d’argile qui s’arrondissent et s’allongent : ce sont les pattes et la queue.
Le travail est terminé. Chacun porte son œuvre au soleil.
Pendant que nos bœufs sèchent, préparons le parc. Ils y coucheront cette nuit.
De nouveau, nos ouvriers se mettent au travail. On trace un rectangle sur le sol et tout autour, les garçons plantent de petits morceaux de bois d’égale longueur. Des brindilles plus longues s’entrecroisent, formant une clôture infranchissable.
Soudain, Richard éclate de rire.
Et la porte ! Nous l’avons oubliée, nos bœufs ne pourront pas entrer.
Le mal est vite réparé. On arrache quelques brins, le passage est ouvert et le troupeau pourra passer.
Maintenant, allons voir nos bœufs.

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