Pages suite de notre histoire

jeudi 5 janvier 2012

MON PAYS


HISTOIRE DE LA VIE.

HISTOIRE D’UNE FAMILLE ALLER EN VILLE.

Lentement, les rizières ont jauni ; les feuilles se sont desséchées. Le soleil a doré les épis qui, alourdis, se courbent gracieusement vers le sol.
Vous vous rappelez pourquoi : ils ont juré de ne plus regarder le Dieu, depuis que l’abeille est reine sur terre.
Il est temps de faire la moisson.
Aussi, il y a quelques jours, papa a vidé sa rizière, mais le sol reste encore boueux.
Par un beau matin, l’équipe de moissonneurs arrive, portant serpettes ou couteaux finement aiguisés.
A l’ouvrage, dit papa. Profitons-en pendant que la paille est bien sèche.
Chacun s’enveloppe les mains de longues herbes et, poignée par poignée, coupe les tiges et les entasse en gerbes que les femmes et les enfants emporteront.
Le travail est pénible ; les dos courbés sont douloureux, la paille dure et sèche griffe la peau et pique les jambes, mais la joie règne, car la récolte sera belle.
Vous souvenez-vous de la sécheresse ? Dit papa dans un court moment repos. J’ai eu bien peur durant quelques jours.
Derrière les moissonneurs, femmes et enfants lient grossièrement les gerbes et les chargent sur leurs têtes. A la file indienne, ils circulent sur les digues, en direction de l’aire de terre battue, aussi dure et aussi lisse que du ciment.
Là, quelques vieillards entassent savamment la paille, les épis tournés vers l’intérieur, puis les enfants grimpent dessus pour fouler le tas qui s’allonge et s’élève rapidement.
De la rizière à l’aire, de l’aire à la rizière, c’est un va-et-vient continuel et les faucheurs ont fort à faire pour fournir les porteurs, qui essaient de les rattraper.
Toute la journée, sans arrêt, on travaille. Qu’importent la soif, la faim, le soleil, la douleur ; il faut terminer le soir même.
Et quand, à la nuit tombante, les ouvriers fourbus rentrent, un bon repas les attend : ils l’ont bien mérité.
 Dans quelques jours, lorsque la paille sera bien sèche, le battage sera mené aussi activement.
Et le paddy vanné sera porté joyeusement au grenier, tandis que la paille éparpillée autour de l’aire servira de pâture aux bœufs.
Suites de notre histoire pages suivant.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Twitter Delicious Facebook Digg Stumbleupon Favorites More